Serge HANIN

Vit AU HAVRE

 

Serge Hanin ne détourne Jamais le regard.

 

Et pour n'avoir jamais détourné le regard, il est désormais peintre. Dans un grand éclat de vivre. Car peindre est désormais pour lui son acte de vie. Peut-être va-t-il déjà trop vécu.

 

Un passé tumultueux, de barouds en amours, une lucidité extrême, de violences en misères : «Alors maintenant, je peins» dit-il simplement. Chaque fois sincère au risque d'agacer, généreux au risque de déranger, Hanin se contente d'être vrai. La vérité est à la source de son geste. Et ce geste incessant qui se renouvelle sur la toile ou sur le papier, va fixer la pureté de son émotion. Sa perception du monde - fut-il dérisoire. Une âme sans artifice est derrière la matière et ces larges aplats de couleurs, jetés avec force dans le vertige tranquille de l'atelier.

 

L'homme et l'œuvre sont authentiques. D'une généreuse audace. Hauts en couleurs. Expressionnistes bien sûr. Profondément sensibles. Hanin égratigne.

Hanin s'emporte, furieux de cette ronde du monde qui tourne... mal. Il pose un regard acerbe et sombre, mais d'une absolue tendresse pour la terre et les êtres, levés de la glaise. Hanin tient ici, à bout de pastel, à portée de la main, la beauté grondante.

A la tonitruance du personnage - car Hanin est un Personnage - répondent l'outrance des tons et la force du trait.

 

Renoncements à l'abstraction, ses œuvres ne sont pas seulement des images  loin s'en faut. Hommes et femmes, compagnons de dérives, rencontres de hasard, amis de toujours et inconnus de passage, tous se réduisent sous sa patte à leur essence première.

SERGE HANIN

 

Hanin veut croire en l'Homme, contre la force de la vie."

“ll s'est emparé de l’humanité toute entière, à bras le corps du monde. Il y a fort à parier que Serge Hanin, parfaitement libre, ne les lâchera plus. Heureusement, il est en pleine force de sa peinture."

Caroline LARROCHE