Isaac HARARI

 

Chez Isaac HARARI, le désir de peindre ne peut naître que de l'émerveillement suscité par un certain type de paysage : pans de murs anciens, vieux toits, plans imbriqués les uns dans les autres, espaces à demi-cachés ; une certaine atmosphère de romanesque et de fantaisie - un mystère à découvrir ou à construire.

 

Pour ce peintre contemplatif fasciné par l’inépuisable richesse du réel, il s'agit d'abord de <<cacher>›, d'isoler dans le paysage le motif qui lui servira de support en permanence.

 

Cette fascination l'amène souvent, dans les premiers tableaux, au respect des lignes et des masses - et c’est l'évidence figurative. Puis, par <<degrés››, d’une œuvre à l’autre, l’artiste entreprend un travail de variations, de surcharge ou de dépouillement, de transparence ou de surimpression, de jeu avec le plein et le vide, de lente «gradation» vers l'abstraction lyrique.

 

«Méticulosité et patience de scribe et de calligraphe>› : Travail sur les lignes, jeu avec le «blanc» ou effets graphiques au crayon ou à la craie Conté - il faut que cela <<vibre››. Travail sur la matière, dosage tâtonnant, dialogue de la couleur avec le grain du papier pour rendre le «grain» des vieilles tuiles. Aquarelle «lavée» ou «gouachée» ; travail d’effachage, parfois de <<frottage›› pour rendre la patine et le velouté des vieilles pierres.

 

Volonté harmonie et souci d'authenticité.