Philippe VERCELLOTTI

 

Vit et travaille à Toulouse.

 

La démarche de Philippe Vercellotti relève de la plongée onirique comme de la figuration narrative. C'est avec une âme de Tintin en bandoulière qu'il nous convie à musarder dans d'étranges endroits : entrepôts abandonnés, garages poussiéreux, hangars constellés de poutrelles et de planches déchaussées. Les lieux sont le plus souvent peuplés d'un bric-à-brac de fioles et de pots, de caisses d'où émergent des objets hétéroclites cachant parfois des machines dont la fonction reste mystérieuse. Un observateur pressé n’y verrait que fouillis et abandon. Mais le désordre n’est qu'apparent. Chaque tableau participe d'une construction rigoureuse. Triangles, losanges, figures géométriques s'articulent dans le fatras des poutrelles, des rambardes, des pans de murs et des trous de portes. Une lumière diffuse, poudreuse sous-tend le dispositif ambigu des choses, suggère un climat onirique, baroque. L’étrange ici nait de l’impalpable, d’un éclairage demi-teinte venant d'on ne sait où, de l’entassement de figures diverses. Et comme pour prouver la réalité de ce mystère, un témoin muet nous observe ; un chat tel un miroir rappelant notre présence fait office de gardien des lieux.